Combien dépensez-vous vraiment, et que deviendra votre poids si vous mangez un peu moins ou un peu plus ? Cet outil répond à ces deux questions avec les méthodes des agences sanitaires, puis va plus loin que les calculateurs habituels : il simule votre poids jour après jour, en recalculant votre dépense à mesure que votre corps change. C’est ce qui explique pourquoi un régime ralentit puis se stabilise, alors que la règle des « 7 700 kcal par kilo » promet une perte sans fin.
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Comment le calcul est fait
- Métabolisme de base : moyenne des cinq équations que l’EFSA juge équivalentes et que l’ANSES a reprises pour les repères du PNNS (Schofield, Harris et Benedict, Henry, Mifflin, Müller). L’outil retrouve les valeurs publiées dans l’avis de l’ANSES à quelques kilocalories près.
- Niveau d’activité physique (NAP) : méthode factorielle de la FAO et de l’OMS. Chaque heure de votre journée est pondérée par le coût de l’activité : 1 pour le sommeil, 1,5 assis, 2,2 debout, 3,2 en marchant, 4,2 pour un sport modéré et 6,4 pour un effort intense comme la course de fond. Un NAP de 1,40 à 1,69 correspond à une vie sédentaire, de 1,70 à 1,99 à une vie active.
- Répartition des nutriments : références de l’ANSES pour l’adulte, avec au moins 0,83 g de protéines par kilo.
- Trajectoire : chaque jour, l’écart entre l’apport et la dépense est réparti entre masse grasse et masse maigre selon la loi de Forbes (plus on a de masse grasse, plus la perte porte sur le gras), avec les densités énergétiques du modèle de Kevin Hall (environ 9 440 kcal par kilo de gras et 1 820 par kilo de tissu maigre). La masse grasse de départ est estimée par l’équation de Deurenberg. La dépense est recalculée chaque jour : métabolisme selon le nouveau poids, coût des déplacements proportionnel au poids, et digestion d’un apport plus faible.
- Poids visé : l’outil cherche par approximations successives l’apport qui mène à ce poids dans le délai choisi.
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La dépense calculée est une estimation : d’une personne à l’autre, le métabolisme réel peut s’en écarter d’environ 10 %. La trajectoire garde votre activité constante et ne tient pas compte de l’adaptation du métabolisme pendant un régime, qui freine un peu plus la perte ; elle indique un ordre de grandeur et un rythme, pas une promesse. Pendant les premiers jours, l’eau et les réserves de glycogène font varier la balance bien plus que la masse grasse.
Un apport inférieur au métabolisme de base, une perte de plus de 1 % du poids par semaine ou un objectif sous un IMC de 18,5 déclenchent une alerte : ces situations demandent un accompagnement médical.
Sources
Références consultées le 16 octobre 2026.
- ANSES, actualisation des repères du PNNS : révision des repères de consommations alimentaires, 2016 : choix des cinq équations du métabolisme de base, tableau 26.
- FAO/OMS/UNU, Human energy requirements, 2004 : méthode factorielle, coûts des activités (tableau 5.1, annexe 5), niveaux d’activité (tableau 5.3).
- Hall K. D., « What is the required energy deficit per unit weight loss? », International Journal of Obesity, 2008.
- Chow C. C., Hall K. D., « The dynamics of human body weight change », PLoS Computational Biology, 2008 : partition de l’énergie selon Forbes.
- Deurenberg P. et al., « Body mass index as a measure of body fatness », British Journal of Nutrition, 1991.
Cet outil informe et aide à réfléchir à ses habitudes ; il ne pose aucun diagnostic et ne remplace pas l’avis d’un médecin, d’un diététicien ou d’un professionnel du sport. En cas de maladie chronique, de grossesse ou de traitement, parlez-en à votre médecin avant de changer vos habitudes.