33 °C sec ou 30 °C humide : lequel est le plus dangereux ? Le thermomètre ne suffit pas, car c’est l’évaporation de la sueur qui refroidit le corps, et l’humidité la freine. Cet outil calcule la température ressentie avec la formule du service météorologique américain, estime le WBGT qui sert de référence pour le sport par temps chaud, puis chiffre l’eau à boire selon votre profil et votre activité. Le troisième onglet mesure votre taux de sudation, la donnée qui rend tout le reste personnel.
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Comment le calcul est fait
- Indice de chaleur : régression de Rothfusz utilisée par la NOAA, avec ses deux corrections pour l’air très sec et l’air très humide, et sa formule simplifiée en dessous de 27 °C environ. Niveaux de la NOAA : prudence à partir de 27 °C ressentis, prudence extrême à 32 °C, danger à 39 °C, danger extrême à 52 °C.
- WBGT à l’ombre : approximation du Bureau of Meteorology australien à partir de la température et de la pression de vapeur d’eau. Les seuils d’effort (18, 23 et 28 °C) sont ceux du consensus inter-associations de la NATA sur les accidents de chaleur à l’effort.
- Eau : apports satisfaisants de l’EFSA (eau totale de 2 litres pour une femme, 2,5 litres pour un homme, plus 300 ml pendant la grossesse et 700 ml pendant l’allaitement ; valeurs de l’enfant selon l’âge), dont environ 80 % par les boissons. S’y ajoute la sueur perdue pendant l’effort.
- Taux de sudation : perte de poids pendant la séance, plus ce que vous avez bu, moins l’urine émise, rapporté à la durée. Une perte de plus de 2 % du poids dégrade la performance et augmente le risque d’accident de chaleur.
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Ces valeurs supposent l’ombre et un vent faible : en plein soleil, la contrainte réelle est nettement supérieure. Les taux de sudation proposés quand vous ne l’avez pas mesuré sont des repères d’usage ; une seule pesée avant et après une séance typique suffit à les remplacer par le vôtre. Par forte chaleur, Santé publique France recommande de boire régulièrement sans attendre la soif, de limiter café et thé et d’éviter l’alcool.
Malaise, confusion, peau chaude et sèche, température élevée : ce sont les signes d’un coup de chaleur, une urgence. Appelez le 15.
Sources
Références consultées le 16 octobre 2026.
- NOAA, Weather Prediction Center, « The Heat Index Equation ».
- National Weather Service, niveaux de l’indice de chaleur.
- Bureau of Meteorology (Australie), « Thermal stress » : approximation du WBGT.
- EFSA, valeurs nutritionnelles de référence pour l’eau, EFSA Journal 2010;8(3):1459.
- Sawka M. N. et al., American College of Sports Medicine, « Exercise and fluid replacement », 2007 : perte limitée à 2 % du poids, mesure par pesée.
- Inter-Association Task Force on Exertional Heat Illnesses, consensus statement, NATA : niveaux de risque selon le WBGT.
- Santé publique France, communiqué du 5 juin 2026 sur les épisodes de chaleur.
Cet outil informe et aide à réfléchir à ses habitudes ; il ne pose aucun diagnostic et ne remplace pas l’avis d’un médecin, d’un diététicien ou d’un professionnel du sport. En cas de maladie chronique, de grossesse ou de traitement, parlez-en à votre médecin avant de changer vos habitudes.